Être une légende dans le sport universitaire est une chose, en devenir une au niveau professionnel de ce même sport en est une autre. Les difficultés de la transition entre la NCAA et les différentes ligues majeures des Etats-Unis en est une autre retour sur trois de ces légendes universitaires qui n’ont jamais réussi à tirer profit de leurs dons.

A n’en pas douter, Ron Dayne est une force de la nature. Pesant 122 kg alors qu’il culmine a 1.78 mètres, le running back est un cube, un buffle qui emboutit tout imprenable au contact. Forcément ce genre de caractéristiques lui a permis de faire des ravages au niveau universitaire.
Recruté par les Badgers du Wisconsin, The Great Dayne a donné 4 années tout simplement phénoménales. Derrière une ligne offensive parmi les meilleures du football universitaire de l’époque, Ron Dayne a pu assumer une charge de travail incroyable que n’importe quelle autre équipe aurait divisée entre trois joueurs. En effet, ce n’est pas un hasard si 20 ans après que sa carrière universitaire soit terminée, il est toujours le running back qui a effectué le plus de portés de l’histoire avec 1220 courses. Même si son coach usait et abusait de son running back, il le faisait avec raison puisque Ron Dayne sera parmis les running back les plus productifs en terme de touchdowns et de yards chaque année. Il est toujours a ce jour le joueur avec le plus de yards à la course du football universitaire. Lors de sa dernière année il réussi même l’exploit d’être l’un des 4 seuls running back a avoir reçus le Heisman Trophy de meilleur joueur universitaire (les autres sont Reggie Bush, Mark Ingram et Derrick Henry) dans les 20 dernières années. Sur le plan collectif, les Wisconsin Badgers remporteront deux fois d’affilée le prestigieux Rose Bowl et le Dayne Train aura été élu deux fois MVP du match preuve de son omniprésence.
Thunder & Lightning : Un début dans la NFL sur les chapeaux de roues.

Quand le multiple recordman NCAA se présente enfin à la Draft en 2000, il est l’une des attractions de celle-ci. Pour autant il ne sera pas le premiers coureur choisi et chutera jusqu’à la 11e position où les Giants sauteront sur l’occasion pour le sélectionner afin d’en faire un duo de coureurs avec le vétéran Tiki Barber. Avec lui, Ron Dayne va former un duo de coureurs aux styles opposés mais complémentaires entre la force de démolition de Dayne (770 yards et 5 touchdowns) et les courses chaloupées de Barber (1008 yards et 8 touchdowns). Portés par leur jeu au sol et leur grosse défense, Les Giants iront jusqu’au Superbowl avant de s’incliner face aux Ravens Flock de Baltimore.
No gain no Win
Malheureusement après ce début de carrière sur les chapeaux de roues, Ron Dayne dont on questionne l’éthique de travail ne réussira jamais à se développer en le running back phénoménal qu’on voyait en lui. Ses responsabilités vont graduellement baisser d’années en années. Affublé du surnom de « No gain Dayne » il n’aura connu aucune saison à plus de 1000 yards, 2 seulement excéderont la barre des 700 yards. Finalement Ron Dayne renaîtra quelques peu à 29 ans chez les Texans, postant 773 yards et 6 touchdowns avant de raccrocher les crampons.
Pourquoi ce bust ?
Aujourd’hui, Ron Dayne est considéré comme l’un des plus gros busts parmi les running backs de la ligue. Plusieurs raisons sont envisagée à un tel échec. La première, c’est la stratégie, habitué au schéma de zone chez les Badgers, il semble qu’un autre schéma de course limitait sérieusement son impact. Après tout, sa renaissance à Houston ne s’est elle pas faite dans une attaque en zone ? Par ailleurs, le fait de se reposer constamment sur son physique à montré ses limites en NFL là où en NCAA son physique était unique en son genre. Enfin, est-ce que sa soif de records en NCAA n’a pas eu raison de sa carrière NFL ? En effet, 1220 portés en 47 matchs, une charge de travail complètement insensée qui pourrait lui avoir coûter une partie de sa carrière chez les pros.
