Preview Playoffs NHL : #3 Boston Bruins VS #6 Toronto Maple Leafs

NHL : La chasse à la coupe Stanley est ouverte !

Après des mois de compétition acharnée et 82 rencontres disputées, les 16 meilleures équipes vont avoir l’opportunité de s’engager dans les playoffs avec en ligne de mire la mythique Coupe Stanley à soulever. L’Oeil du pygargue voit géant et porte un regard acéré sur ce premier tour et analyse chaque confrontations. (6/8)

Leur saison :

Boston n’a pas réussi a se dépêtrer des multiples blessures qui ont touchées leurs joueurs majeurs : 15 matchs manqués pour Pastrnak et Bergeron 20 pour Torey Krug et le capitaine Zdeno Chara tandis que le jeune défenseur Charlie McAvoy a passé la bagatelle de 29 matchs loin de la glace. Malgré cela Bruce Cassidy a su bricoler pour que son équipe finisse avec 107 points et un bilan de 49 victoires, 24 défaites, 9 défaites en prolongations. Le troisième meilleur bilan de la ligue, et si Boston aurait pu prétendre à la deuxième place a l’Ouest la présence de Tampa Bay dans sa division le repousse au 4e rang. Avec en point d’orgue la victoire face à Chicago dans l’énorme stade de Notre Dame lors de la classique hivernale, Boston n’a jamais eu trop de soucis en saison régulière et s’est offert une qualification aux playoffs en patron.

Toronto abordait la saison comme un sérieux outsider après le recrutement de John Tavares venu accomplir son rêve d’enfant dans son équipe de cœur, pourtant la saison en dents de scies fut le reflet d’une équipe irrégulière rongée par les dramas que ce soit le bras de fer entre William Nylander et son manageur général Kyle Dubas qui a fait manquer 29 matchs à l’ailier suédois, ou les guerres d’égo entre la jeune superstar Auston Matthews et son coach Mike Babcock. Au final c’est un bilan de 47 victoires 28 défaites et 7 défaites en prolongations pour 102 points. Un bilan en trompe l’œil qui ne masque pas une qualité de jeu aussi fluctuante que le cours du Bitcoin et une défense très friable qui a peiné à trouver ses marques.

Le Facteur X :

Boston : Le duo de gardiens

On dit souvent qu’avoir deux gardiens N°1 c’est n’avoir aucun gardien N°1. Dans le cas de Boston ce serait une erreur grave, avec le 3e taux d’arret de la ligue à 5 contre 5. Si le taulier Tuukka Rask en poste depuis 9 ans réalise encore une saison solide avec 27 victoires et 4 blanchissages en 45 matchs avec un taux d’arrêt de 91.5%; le trophée Vézina 2014 a vu émerger à côté le vétéran Jaroslav Halak. Le vétéran tchèque a su tenir la baraque pendant la blessure du gardien finlandais et a pu obtenir des responsabilités de N°1 bis avec un bilan de 22 victoires et 5 cleans sheets en 40 matchs avec un taux d’arrêt qui s’envole au dessus de 92%, Halak réalise a 33 ans la saison de sa vie. Deux gardiens en play offs c’est pouvoir tirer profit de leurs périodes de grâce sans subir leurs contrecoups, rappelons enfin que le héros des Capitals Brayden Holtby avait commencé sur le banc les play offs avant de soulever la coupe Stanley.

Toronto : William Nylander : aussi clutch qu’aux mondiaux ?

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Auteur d’une saison tout simplement décevante (6 buts et 26 points en 53 matchs) et plus rempli hors de la glace que sur la glace, le prodige suédois doit se réveiller et justifier les 6 millions de dollars qui garniront son compte en banque chaque année jusqu’en 2024. Montrant un visage très individualiste tirant avant de penser à passer le palet, son pourcentage au shoot s’est écroulé en atteignant un 4.9 % abyssale. Néanmoins Nylander reste un joueur supersonique connu pour sa clutchitude et ses stats de conservation du palet sont les meilleures parmi les Maple Leafs donc tout nn’est pas perdu et après avoir ramené les championnats du monde à la Suède l’année dernière, Nylander peut-il permettre de ramener Toronto tout en haut de l’affiche. Une clé de la série d’autant plus qu’il devrait réussir a éviter d’être trop souvent confronté à la première ligne Marchand-Bergeron-Pastrnak qui est si dangereuse et efficace en défense.

La Match Up : Bergeron contre Tavares et Matthews

Patrice Bergeron (32 buts 79 pts en 65 matchs) est le meilleur Two-way player aujourd’hui et de loin. Le quadruple meilleur attaquant défensif de l’année n’a pas son pareil pour dominer ses affrontements et il devrait en faire déjouer encore un dans cette série.

Le problème c’est que les Maple Leafs sont un serpent à plusieurs têtes et Bergeron ne peut pas défendre contre tout le monde, un des deux centres superstars devra donc être libéré. Qui de Auston Matthews (37 buts et 72 pts en 67 matchs) ou John Tavares (47 buts et 88 points en 81 matchs) sera évitera de subir le marquage du québéquois ? Une question décisive même si la faible confiance qu’accorde Babcock à Matthews pourrait permettre à Bergeron de défendre l’un et l’autre successivement selon le temps de jeu dont bénéficiera Matthews.

Il ne faut pas oublier que Bergeron est aussi capable de faire mal de l’autre côté du terrain attention l’impact de Bergeron et sa capacité a limiter l’impact des attaquants Maple Leafs risque de jouer un gros rôle dans la série

L’Atout majeur :

Boston : Brad Marchand, le fou devenu roi du Massachussets

Brad Marchand, 175 cm sous la toise et 82 kilos sur la balance est connu comme un des joueurs les plus vicelards de la ligue actuellement, mauvais coups, coups bas et léchouilles bien placées, ses exploits sont variés et nombreux sont les joueurs qui aimeraient mettre la main sur lui pour lui faire passer un sale quart d’heure.

Néanmoins on ne peut pas arrêter ce portrait à cette facette car Marchand reste un super joueur de hockey présent dans l’équipe All-NHL 2017 nul doute qu’il fera le doublé cette saison. Pour la première fois de sa carrière le Leprechaun a pu inscrire trois chiffres dans sa colonnes des points avec 36 buts et 100 pts en 81 matchs. Habitué aux grosses campagnes de playoffs, l’ailier gauche de 31 ans est prêt à tout casser dans ces éliminatoires. Il est le cœur, l’âme et l’un des poumons des Bruins, et son caractère l’emmène souvent sur le banc des pénalités avec presque autant de minutes de pénalités que de points (98) mais c’est parfois le prix a payer pour sonner la révolte. Au sein d’une première ligne Marchand-Bergeron-Pastrnak à l’alchimie parfaite et qui est la meilleure de la ligue en s’imposant des deux côtés de la glace. Marchand voudra mettre un point final à sa saison majuscule en beauté. S’il a déjà gagné une Coupe Stanley, la génération Chara-Bergeron-Marchand vieillit donc s’il veut mettre une deuxième bague au doigt il faudra se presser car la fenêtre de tir se réduit.

Toronto : Tous amoureux de Mitch Marner

crédit : A.J sports world

Dans un effectif remplit de stars et d’égos, les fans ont choisis leur favori, Mitch Marner en explosion totale cette saison a donné à tout l’Ontario son Mitchy Love. Meilleur pointeur de l’équipe avec 26 buts et 93 points en 81 matchs.

Dans un rôle de distributeur et de quarterback du powerplay Mitch Marner a brillé et fait preuve d’une grande maturité a à peine 22 ans. 5 buts de la victoire montre certaines disposition a briller sous pression et son entraîneur lui fait confiance en lui offrant presque 17 minutes de temps de jeu en moyenne.

Précieux en défense mais encore inexpérimenté en playoffs, face à l’experience des Bruins il faudra une concentration de tous les instants. La vitesse et le talent de son équipe face aux vieux ours de Boston sera surement leur réponse. En tout cas il faudra que l’attaque mené par Marner soit dominante pour compenser les carences défensives. Wait and See