NHL : La chasse à la coupe Stanley est ouverte !
Après des mois de compétition acharnée et 82 rencontres disputées, les 16 meilleures équipes vont avoir l’opportunité de s’engager dans les playoffs avec en ligne de mire la mythique Coupe Stanley à soulever. L’Oeil du pygargue voit géant et porte un regard acéré sur ce premier tour et analyse chaque confrontations. (4/8)
Leur Saison :

En ramenant Erik Karlsson d’Ottawa en défense, les Sharks avaient la défense offensive la plus impressionnante du championnat ainsi qu’une composition de jeu de puissance qui faisait baver bon nombre d’observateur.
Deuxième meilleure attaque de la ligue mais l’une des pires défense, malgré tout c’est 101 pts qui garniront le bilan des Sharks attention malgré tout aux blessures qui ont handicapé l’équipe notamment celle d’Erik Karlsson qui à manqué une trentaine de matchs en fin de saison, fin de saison ou les Sharks n’étaient plus que des gentils dauphin avec un bilan de 3 victoires en 11 matchs pour terminer la saison, pas le mieux pour attaquer les playoffs.
Joe Pavelski, Evander Kane, Joe Thornton, Tomas Hertl, Logan Couture les armes sont nombreuses pour tenter d’aller loin en playoffs et pourquoi pas offrir une coupe Stanley aux vieux loups de mers Pavelski et Thornton.
Vegas voulait doublé la mise, après une première saison dans la ligue qui a dépassée toutes les attentes, les chevaliers ne visaient rien d’autres que la coupe Stanley et les dirigeants ont sortis la planche a billet adéquate.
Bonjour à Max Pacioretty, leader de l’attaque montréalaise, Paul Stasny et Mark Stone pour un bon paquet de billet verts de quoi tout miser sur cette saison. Malheureusement les deux premiers cumuleront 48 matchs manqués et ne pourront presque jamais être associés. Si la saison fut bien moins bonne que la première Vegas terminant avec un bilan tout juste positif (43 victoires) et 93 points, deux qualifications consécutives en playoffs pour une franchise qui n’a que 2 ans c’est exceptionnel, une superbe réussite aussi car c’est l’équipe la plus rapide de tous les temps a avoir 200 points. Cependant la franchise du Nevada végétait dans le ventre mou de la ligue au niveau statistique.
Une série sur fond de revanche après la victoire 4-2 en demi finale l’année dernière.
La Matchup : Erik Karlsson VS William Karlsson

Erik Karlsson est un défenseur complet, il contrôle comme personne le tempo d’un match et dirige son équipe tel un quarterback, une vision plus rapide que tout le monde. Par ailleurs son charisme a fait de lui l’un des noms incontournables de la ligue. Après 9 ans dans la capitale canadienne, les disputes récurrentes avec le propriétaire des Senators, connu pour être le pire de la ligue, ont eu raison de sa patience et il a demandé son transfert pour atterrir à San Jose. Dans la lignée de Nicklas Lidstrom il s’affiche comme le meilleur défenseur du monde depuis 2012, 2 trophées de meilleur défenseurs et 4 sélections dans la première équipe All NHL récompensent son niveau de jeu très impressionnant. Cette saison fut moins bonne qu’à l’accoutumée pour King Karl, seulement 53 matchs et 45 pts. San Jose est une équipe qui lui réussit bien en carrière puisqu’il a eu 15 points en 13 matchs dont 5 buts. Côté référence en playoffs, faut-il rappeler l’épopée qu’il a mené en 2017 avec les Senators, petit poucet qui sont allés jusqu’au match 7 de la finale de Conférence contre les futurs champions Pittsburgh. Durant cette aventure EK65 avait marqué 18 points en 19 matchs et ce malgré deux fractures au pied et à la cheville gauche.

Longtemps mis de côté à Columbus et considéré comme un joueur tout au plus moyen, on pensait qu’il pèserait peu au sein d’une équipe de Vegas qui venait de se construire. C’est tout le contraire qui s’est produit et le récipiendaire du trophée du fair play 2018 a explosé dans le Nevada, une étoile est véritablement née à Vegas. Même si l’on aurait plutôt tendance à l’appeler comète au vu de sa vitesse et de ses échappées sublimes. Parce qu’il ne pouvait pas continuer a afficher un pourcentage au shoot irréel de 23.4%, il a effectué une saison 2019 bien plus « normale » et c’est 24 buts et 56 pts qui vont garnir les stats de Wild Bill . Après la finale de l’année dernière passer ce premier tour ne sera pas évident mais avec 3 buts et 5 points contre San José cette saison et 8 points dans la demi-finale contre les Sharks l’année dernière Karlsson a une grosse carte à jouer pour faire pencher la balance du côté de Las Vegas.
Les Facteurs X :
San Jose : Martin Jones va-t-il tenir dans les cages ?
S’il devait y avoir un point faible à la meute des Sharks c’est le poste de gardien, Martin Jones a été en délicatesse toute la saison avec son jeu, moins de 90% de sauvetages, et 14 fois cette saison il s’est retrouvé en dessous de 85% d’arrêt sur un match c’est beaucoup trop ! Pourtant il n’a jamais perdu en trois confrontations face a Vegas. Martin Jones pourrait être qualifié de streaky goalie, en confiance il est capable de multiplier les victoires mais une défaite d’entrée de jeu pourrait au contraire ruiner tout le reste de sa série
Vegas Golden Knights : Rester en dehors de la prison
San Jose est létal, avec 23.65% de leurs supériorités converties, San José figure au 6e rang en NHL, en saison régulière Las Vegas était l’une des équipes les moins pénalisées mais les Sharks sont l’une des équipes qui provoque le plus de pénalités à ses adversaires dans les 4 confrontations de saison régulière les Golden Knights l’ont bien fait et ont pris seulement 2 buts en infériorité numérique. Avec le retour d’Erik Karlsson cela va apporter un bonus à la supériorité californienne et en playoffs c’est une des phases de jeu qui pourrait devenir la clé de la série, il faudra donc veiller à ce qu’elle se produise le moins possible
La Carte Majeure :
Brent Burns : La Bête dévore tout en 2019

Le défenseur de l’année 2017 à la barbe inimitable vient de sortir une saison hors norme pour un défenseur, il est le seul de tout le contingent 2019 à mener son équipe au nombre de points, avec 16 buts et 83 pts, il surpasse très largement son meilleur total jusqu’ alors. La grosse brute de 196 cm et 104 kg émarge au 7e rang du nombre de tirs cadrés avec 300 impensable pour tout autre défenseur. Burns lui a déjà mené une fois la ligue sur ce plan là tandis que son record personnel monte à 332 tirs cadrés . Commençant les 2/3 de ses présences en zones offensives cela bénéficie à son excellent taux de conservation et à la domination de son équipe à la ligne bleue. Capable de lancer les contre attaques à toute vitesse grâce à son étonnante mobilité cela le pousse à découvrir l’espace dans son dos et de souvent se faire punir. En effet, si l’on a énormément parler d’attaque, il faut dire que sa défense fut assez moyenne pour un défenseur comme l’illustre un plus/moins qui monte à un timide +13 montre que s’il participe a marqué des brouettes de buts, il en prend aussi énormément. Cela pourra notamment le desservir dans la course au défenseur de l’année comme l’a fait remarquer l’ancien vainqueur du trophée Drew Doughty.
Marc André Fleury : La fleur qui ne fanera jamais

Fleury est arrivé l’année dernière dans une équipe faite de bric et de broc, il en a fait une équipe multipliant les miracles pour aller jusqu’en finale NHL pour leur première saison de leur histoire. Après 13 ans fabuleux à Pittsburgh il a su s’adapter au Nevada. Cette année c’est 61 matchs, 35 victoires et 8 blanchissages qu’a réussi Flower. Une année bonne sans être exceptionnelle, mais le québecois est un expert des états de grâce en playoffs. Le printemps venus, les fleurs se mettent à éclore, et Fleury a réussi 6 blanchissages et 92.5 % d’arrêt en allant à chaque fois en finale. Cela donne une idée des performances qu’ils pourra faire pour dégouter l’attaque des Sharks qui est pourtant si tranchante.

