NHL : La chasse à la coupe Stanley est ouverte !
Après des mois de compétition acharnée et 82 rencontres disputées, les 16 meilleures équipes vont avoir l’opportunité de s’engager dans les playoffs avec en ligne de mire la mythique Coupe Stanley à soulever. L’Oeil du pygargue voit géant et porte un regard acéré sur ce premier tour et analyse chaque confrontations. (2/8)
Leur saison

Pittsburgh a vécu une saison mouvementée, pris dans un gros trou d’air en novembre où ils ont réalisé un mois calamiteux avec seulement 4 victoires en 14 matchs, pas épargnés par les blessures en défenses, l’effectif a beaucoup bougé et la stabilité n’a pas été le principal nom auquel la franchise de la Pennsylvanie pourrait être accolée. Cependant, les principales arrivées ont toutes été des réussites que cela soit Nick Bjugstad (14 pts en 32 matchs) ou Jared McCann (17 pts en 32 matchs). L’équipe a, malgré des embûches plus présentes qu’à l’accoutumée, réussit à finir une 4e saison consécutive à 100 pts ou plus. En terme de caps passés : le 1200e point de Crosby et le 1000e de Malkin. Le duo des Pens remonte progressivement ses noms dans les livres d’histoire.
Les Islanders, orphelins de John Tavares, visage de la franchise depuis 12 ans semblaient s’orienter dans une nouvelle période de reconstruction, il n’en fut rien, et c’est le 4e meilleur bilan de l’histoire de la franchise que les jeunes New Yorkais ont réussis à obtenir. Avec 48 victoires et 103 points c’est peut être la plus grosse surprise de la saison. Meilleur défense de la ligue et meilleurs pourcentages d’arrêts de la ligue, c’est une défense de fer qu’a dressé le coach Barry Trotz lui même champion en 2018 avec Washington.
La Matchup : Matt Murray VS Robin Lehner

Matt Murray a pris ses galons en playoffs détrônant Marc André Fleury de sa place de numéro 1 et passant déjà deux bagues à ses doigts à tout juste 24 ans. Matt Murray aime avant tous les matchs à enjeu et n’est jamais aussi brillant qu’en playoffs où il dispose d’un pourcentage d’arrêt de 92.3% . Avec une bonne saison régulière conclue par 29 victoires et 4 blanchissages en 50 matchs, bien qu’encore handicapé par des blessures au cours de la saison, Murray est à 100 % et rentre dans son terrain de jeu préféré : les playoffs.
Robin Lehner sort à 27 ans de la saison de sa vie. Sorti de ses problèmes d’alcoolisme, loin de ses démons, le gardien suédois vient d’accomplir la première saison au bilan positif de sa carrière. Avec 25 victoires et 6 blanchissages en 43 matchs avec un pourcentage d’arrêt stratosphérique de 93 %. Fort logiquement pressenti pour le trophée Vezina, 2e meilleur pourcentage d’arrêt, 3e a la moyenne de buts encaissés et au nombre d’arrêts effectués et 4e au nombre de blanchissages, Lehner compte parmi les gardiens les plus dominants de la ligue cette année, une véritable résurrection.

Les Facteurs X
Pittsburgh Penguins : Maintenant ou jamais
Après un back-to-back 2016-2017 historique et unique dans l’ère du salary cap, les Pens semblent sur la pente descendante depuis, avec un age moyen de 28.4 ans et des cadres qui ont passés le tournant des 30 ans dans une ligue de plus en plus jeune et rapide, le nombre de saisons où les Crosby, Malkin, Kessel et autres Letang pourront prétendre au titre s’amenuisent. S’ils sont encore prétendants cette année la machine de guerre des dernières années était bien plus ensablée que d’habitude, signe d’un lent déclin et du crépuscule d’une dynastie ? A eux de nous prouver le contraire, s’ils remportent la série, les Penguins retrouveront leurs meilleurs ennemis les Capitals de Washington pour une 4e série consécutive, de quoi poursuivre l’une des rivalités les plus importantes du 21e siècle.
New York Islanders : La découverte des playoffs
Chez les Islanders, les playoffs se sont fait rares ces derniers temps c’est donc une équipe qui n’a que très peu connu les joutes des séries éliminatoires qui se présente en playoffs, c’est bien simple, à part le Finlandais Valterri Fillipula, personne n’a jamais soulevé la Coupe Stanley, fait rarissime dans une équipe qui joue les playoffs, ces dernières étant souvent à la recherche des longues barbes c’est à dire ceux qui ont l’expérience de longs parcours en playoffs. Dans ce contexte le Barclays Center aura son rôle à jouer, de nombreuses fois cette saison, nous l’avons vu très vocal. Il faudra que le public joue son rôle de 19e homme et pousse ses jeunes joueurs à réaliser des exploits. Un hypothétique match 7 se jouera d’ailleurs a New York preuve de l’importance de l’avantage de la glace.
La Carte Majeur :
Sidney Crosby : Sid the Kid n’est pas encore vieux.

A 31 ans, la génération de Sidney Crosby laisse peu a peu sa place, Crosby est remplacé par Connor McDavid tandis qu’Ovechkin est remplacé par Patrik Laine c’est la logique de la vie, cependant les futurs papys font de la résistance et ne semble pas prêts à descendre de leur trône.
le numéro 87 des Penguins vient de faire sa prmeière campagne à 100 points depuis 5 ans. Toujours capable de produire et de faire surperformer les joueurs à ses côtés, Crosby n’a jamais été aussi précieux pour Pittsburgh dans le domaine de la conservation du palet. S’impliquant crescendo dans le jeu défensif de son équipe, si bien qu’il revient de plus en plus dans la discussion du Trophée du meilleur attaquant défensif, il donne encore plus de ce côté là de la patinoire en playoffs. Des Playoffs qui n’ont aucun secrets pour lui qui a déjà soulevé 3 fois la Coupe Stanley et qui a été deux fois MVP des finales. Au niveau statistique, le natif de Cole Harbour, c’est 185 points en 160 matchs de playoffs. Monstrueux.
Mathew Barzal : Barzy part à l’abordage des playoffs

Propulsé franchise player par le départ de JT91 des Islanders, le rookie de l’année en titre a réalisé une saison moins bonne sur le plan statistique que son premier exercice avec 18 buts pour 62 pts contre 22 buts et 85 pts lors de son exercice débutant. Mais plus important, il a montré qu’il pouvait dominer sans Tavares.
S’il est encore jeune et n’a jamais connu les playoffs, il semble réussir garder la tête froide dans la deuxième franchise de la ville qui ne dort jamais. All Star cette année et auteur de son premier Hat Trick contre le Toronto de son ancien coéquipier, ce dernier étant particulièrement conspué par la foule pour son retour, le déjà international canadien semble présenter de vrais garanties pour le futur de l’équipe de Brooklyn. A confirmer lors de ces premiers playoffs même s’il faudra faire attention aux conclusions trop hâtives.

